L’encoprésie est un trouble souvent très difficile à vivre, autant pour l’enfant que pour ses parents. Si tu es dans cette situation, tu te demandes sûrement quoi faire, quoi éviter, et surtout comment aider ton enfant sans aggraver le problème. La bonne nouvelle, c’est qu’une réaction adaptée peut vraiment changer les choses. L’encoprésie ne se règle pas avec la pression, mais avec une prise en charge globale, patiente et rassurante.
L’essentiel a retenir : l’encoprésie ne doit pas être traitée par la punition ou la honte, car cela augmente le stress et bloque encore plus l’enfant.
- La pression et les reproches aggravent souvent le trouble.
- Le premier réflexe utile est de consulter un pédiatre.
- Une cause médicale ou neurologique doit être recherchée.
- Le problème peut aussi être lié à des tensions familiales ou émotionnelles.
- La thérapie familiale peut aider à comprendre ce qui se joue.
- L’enfant a besoin de temps, de sécurité et d’un accompagnement régulier.
L’encoprésie : ce qu’il ne faut pas faire…
Quand l’encoprésie dure, la fatigue monte vite. C’est normal. Tu peux te sentir impuissant, en colère, parfois même découragé. Mais dans la pratique, ce qui semble “efficace” sur le moment — les reproches, les menaces, les punitions, le chantage — est justement ce qui risque de bloquer davantage l’enfant.
Pourquoi ? Parce que l’encoprésie n’est pas un caprice. Si ton enfant retient, se salit ou n’arrive pas à aller aux toilettes comme il le devrait, ce n’est pas parce qu’il veut te provoquer. Dans la majorité des cas, il y a une souffrance, un trouble fonctionnel, une difficulté corporelle ou émotionnelle, parfois les deux.
Concrètement, lui mettre la pression peut renforcer la peur d’échouer, la honte et l’évitement. Et plus l’enfant anticipe une réaction négative, plus il peut se tendre. C’est un cercle vicieux très fréquent sur le terrain.
Les erreurs les plus courantes
- gronder l’enfant après un accident ;
- le punir ou le priver d’une récompense ;
- le comparer à d’autres enfants ;
- forcer l’apprentissage à tout prix ;
- faire du sujet un conflit quotidien ;
- associer les selles à la honte ou au dégoût.
Ce qu’il faut éviter, c’est de transformer le sujet en rapport de force. Un enfant qui se sent attaqué se ferme. Un enfant qui se sent compris coopère plus facilement. Ce que cela change pour toi, c’est qu’il faut passer d’une logique de contrôle à une logique d’accompagnement.
L’encoprésie : la meilleure réaction…
Le premier bon réflexe, c’est de consulter un pédiatre. C’est important, parce qu’il faut d’abord vérifier qu’il n’y a pas de cause médicale, un trouble du transit, une constipation chronique, une douleur à la selle ou, plus rarement, une cause neurologique.
Dans les faits, beaucoup d’encoprésies sont liées à une constipation ancienne. L’enfant retient, les selles deviennent plus dures, aller à la selle devient douloureux, puis il évite encore davantage. À partir de là, le problème s’installe. C’est pour cela qu’un avis médical est essentiel : il permet de comprendre le mécanisme exact et d’orienter la prise en charge.
Si ton enfant est déjà suivi, ou si le trouble est dit “primaire”, un bilan plus large peut être utile selon le contexte. Le médecin pourra décider s’il faut compléter par d’autres examens ou par un avis spécialisé.
Comment réagir au quotidien
- parle du sujet calmement, sans dramatiser ;
- valorise chaque petit progrès, même discret ;
- mets en place des habitudes régulières pour aller aux toilettes ;
- laisse l’enfant aller à son rythme ;
- évite les remarques humiliantes ;
- garde un cadre stable et rassurant.
En pratique, ce qui aide le plus, c’est la régularité. Un enfant a besoin de repères simples : des horaires, un environnement calme, de la patience, et des adultes cohérents. Il ne s’agit pas de “laisser faire”, mais d’accompagner sans brusquer.
L’encoprésie : la psychothérapie familiale peut aider…
Quand l’encoprésie s’inscrit dans un contexte familial tendu, une psychothérapie familiale peut être très utile. Pourquoi ? Parce que le symptôme ne concerne pas seulement l’enfant. Il dit souvent quelque chose des relations, du stress, de la communication ou de la place de chacun dans la famille.
Sur le terrain, on constate souvent que l’enfant exprime à travers son corps ce qu’il n’arrive pas à dire autrement. Cela ne veut pas dire que tout est “psychologique”, mais que l’émotionnel peut entretenir ou amplifier le trouble. Une thérapie familiale aide alors à remettre du dialogue là où il y a de la tension.
Ce que cela implique concrètement, c’est qu’on ne travaille pas uniquement sur l’enfant. On aide aussi les parents à ajuster leurs réactions, à sortir de la surpression, à comprendre les déclencheurs, et à adopter une posture plus aidante. L’enfant peut alors se sentir suffisamment en sécurité pour avancer.
Quand la thérapie familiale est particulièrement utile
- si les tensions autour des toilettes sont devenues quotidiennes ;
- si l’enfant semble très anxieux ou opposant ;
- si les parents ne savent plus comment réagir ;
- si le trouble persiste malgré les mesures habituelles ;
- si l’ambiance familiale est très conflictuelle ;
- si l’enfant verbalise mal ce qu’il ressent.
Dans la pratique, cette approche permet souvent de faire baisser la culpabilité des parents. Et c’est important, parce qu’un parent épuisé réagit parfois trop vite. Mieux comprendre le trouble, c’est déjà commencer à le désamorcer.
Ce qu’il faut retenir si ton enfant souffre d’encoprésie
Si tu es confronté à l’encoprésie, retiens surtout une chose : ton enfant a besoin d’aide, pas de pression. La honte, les sanctions et les rapports de force aggravent souvent la situation. À l’inverse, une prise en charge médicale, un cadre stable et une attitude rassurante ouvrent beaucoup plus de possibilités d’amélioration.
Concrètement, la bonne démarche consiste à observer, consulter, comprendre la cause, puis adapter l’accompagnement. Et si le contexte familial semble peser, ne reste pas seul : un accompagnement psychothérapeutique peut vraiment faire la différence.
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Si tu veux aller plus loin, le plus utile est de commencer par un avis médical, puis d’évaluer si un soutien psychologique ou familial est nécessaire. C’est souvent cette combinaison qui donne les meilleurs résultats dans la durée.
FAQ
Qu’est-ce que l’encoprésie ?
L’encoprésie est une émission involontaire ou inappropriée de selles chez l’enfant, en dehors de l’âge habituel d’acquisition de la propreté. Elle peut être liée à une constipation, à une douleur, à un trouble émotionnel ou à plusieurs facteurs associés. Dans la pratique, il faut d’abord chercher la cause avant de vouloir corriger le symptôme.
Que faire face à l’encoprésie de l’enfant ?
Le premier réflexe est de consulter un pédiatre pour identifier la cause. Ensuite, il faut éviter les punitions et mettre en place un accompagnement calme et régulier. Plus l’enfant se sent en sécurité, plus les chances d’amélioration augmentent.
Pourquoi un enfant fait-il de l’encoprésie ?
Un enfant peut faire de l’encoprésie à cause d’une constipation, d’une douleur à la selle, d’un trouble du développement ou d’un contexte émotionnel difficile. Parfois, plusieurs causes se cumulent. C’est pour cela qu’un regard médical et global est indispensable.
Faut-il punir un enfant encoprétique ?
Non, il ne faut pas punir un enfant encoprétique. La punition augmente souvent la honte, l’anxiété et le blocage. Dans les faits, une attitude ferme mais rassurante est bien plus utile qu’une sanction.
L’encoprésie peut-elle être liée à la famille ?
Oui, l’encoprésie peut parfois être entretenue par des tensions familiales, une communication difficile ou une pression trop forte autour de la propreté. Cela ne veut pas dire que la famille “cause” toujours le trouble, mais qu’elle peut l’aggraver ou le maintenir. Une thérapie familiale peut alors aider.
Quand consulter pour une encoprésie ?
Il faut consulter dès que le trouble persiste, revient souvent ou devient source de souffrance pour l’enfant et la famille. Une consultation est aussi nécessaire si tu observes de la constipation, des douleurs, des fuites répétées ou un changement de comportement. Plus la prise en charge est précoce, plus elle est efficace.

